Et si le contact n’était jamais vraiment perdu ?
Et si, malgré la maladie, il existait encore un chemin vers l’autre ?
Thomas et Manon l’ont trouvé à tâtons, dans une salle de soins.
Ils y ont vu des regards qui se croisent, des mains qui se frôlent, un rire qui renaît.
C’est là qu’est née Milala — une initiative française qui rend à la douceur son pouvoir d’action.
Un point de départ : la frustration du silence
Comment parler à quelqu’un qui ne répond plus ? Que dire quand les mots ne suffisent plus ?
Thomas et Manon ont chacun vu leurs parents démunis face à un proche atteint d’Alzheimer.
Les visites étaient pleines d’amour, mais vides d’échanges.
De ce désarroi est née une idée simple : offrir un moyen de se reconnecter sans passer par le langage.
« C’est la première fois depuis des mois que j’ai eu l’impression de la retrouver. »
Cette phrase a suffi. Milala est née — d’une émotion, d’un besoin, et d’une certitude :
le lien existe toujours, il suffit de le réveiller.
— Manon Rozai & Thomas Valadier, co-fondateurs
Les recherches en neurosciences l’attestent : le cerveau émotionnel — celui des sensations et des souvenirs affectifs —
reste actif bien après la perte du langage.
C’est cette réalité qui inspire chaque kit et chaque atelier Milala.
Odeurs, textures, gestes, lumières : chaque détail est pensé pour réactiver la mémoire affective
et restaurer la communication non verbale.
“Nous ne cherchons pas à faire se souvenir, mais à faire ressentir.”
Une philosophie du soin sensoriel
Et si soigner, c’était avant tout sentir ? Les sens ne sont pas des distractions, mais des vecteurs d’attention.
Chaque rituel est une manière de dire : « Je te vois. Je te sens. Tu existes encore pour moi. »
Humanité • Réminiscence • Science
Milala n’est pas née dans un laboratoire, mais sur le terrain.
Conçue avec des gérontologues, psychologues et neuroscientifiques,
testée dans des unités Alzheimer et auprès des familles, la méthode repose sur des gestes simples et une observation bienveillante.
Les retours sont unanimes : moins d’anxiété, plus de présence, plus de joie partagée.
Au tout début, il y avait Mila — une résidente douce et rieuse qui chantait encore quand tout semblait s’éteindre.
Alors, on a ajouté un “la” — pour la musique, pour la vie, pour le souvenir.
Milala, c’est rendre la tendresse praticable.